Le maire d’Alès menacé de mort : une vague de soutiens politiques sans précédent



Après les nouvelles menaces de mort visant Christophe Rivenq, maire d’Alès (Gard), les réactions se sont multipliées dans tout le pays. De Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, en passant par plusieurs membres du gouvernement, élus locaux et habitants, un même message s’impose : défendre la République face au narcotrafic.

Les messages de soutien continuent d’affluer après les nouvelles menaces de mort visant Christophe Rivenq. Contraint d’être exfiltré de son domicile par le Raid dans la nuit du 20 au 21 juillet, le maire d’Alès bénéficie désormais d’un soutien qui dépasse largement les clivages politiques. De la majorité présidentielle aux oppositions, tous dénoncent une attaque contre les institutions républicaines et les élus locaux confrontés au narcotrafic.

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Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a qualifié, hier en marge des questions au gouvernement, ces menaces depuis le 16 juillet d’“acte d’intimidation” et assuré que “toute la lumière” serait faite sur cette affaire. Quelques heures plus tôt, Bruno Retailleau avait indiqué avoir échangé avec l’édile alésien, précisant qu’il était “en sécurité”.

“Ni l’État ni les élus locaux ne plient devant les narcotrafiquants”

Hier, dans un contexte marqué par la montée des violences liées au narcobanditisme, les prises de parole se sont succédé tout au long de la journée sur les réseaux sociaux. Gabriel Attal a salué l’intervention du Raid et affirmé que “ni l’État ni les élus locaux ne plient devant les narcotrafiquants”. Yaël Braun-Pivet a rappelé qu’“être maire” ne devait jamais conduire à mettre sa vie et celle de ses proches en danger.

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À droite comme à gauche, les responsables politiques ont affiché un front commun. Marine Le Pen a estimé que cette affaire devait faire prendre conscience de “l’extrême gravité de la situation”, tandis que Jean-Luc Mélenchon a appelé à soutenir Christophe Rivenq “au-delà des appartenances politiques”, estimant que le narcotrafic cherche à s’imposer comme un “contre-pouvoir”. Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Valérie Pécresse, Éric Ciotti, Édouard Philippe ou encore Aurélien Rousseau et de nombreux autres ont également exprimé leur solidarité avec le maire d’Alès et sa famille.

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L’Association des maires de France a, elle aussi, réagi par la voix de son président, évoquant des maires désormais “en danger extrême” et faisant de la lutte contre le narcotrafic une “priorité absolue”.

À Alès, cette mobilisation trouve également un écho parmi les habitants. Depuis plusieurs jours, de nombreux Alésiens manifestent publiquement leur soutien à leur maire, convaincus que les menaces qui le visent dépassent sa seule personne. Pour beaucoup, c’est bien la capacité de la République à protéger ses élus face aux organisations criminelles qui est aujourd’hui mise à l’épreuve.



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