
Le 2 juillet 2026, le conseil municipal de la commune de Montrodat, en Lozère, a connu une vague de démissions. Les douze frondeurs affirment que l’édile ne respecte pas les fonctionnements démocratiques de la commune.
“Une erreur de casting”, c’est ainsi que l’adjoint démissionnaire Sylvain Kuriata qualifie l’actuel maire de la commune de Montrodat en Lozère. Depuis le début de son mandat, les tensions n’ont cessé de s’accentuer au sein du conseil municipal, pourtant élu sans opposition. “Nous n’arrivions pas à trouver de tête de liste, et notre choix s’est finalement porté sur Dominique Bizy”, détaille Sylvain Kuriata. Un choix que l’adjoint regrette aujourd’hui amèrement.
Le 2 juillet 2026, trois adjoints et neuf conseillers municipaux ont présenté leur démission au maire. Désormais, le conseil municipal ne compte plus que cinq élus, un nombre insuffisant pour atteindre le quorum, à savoir le nombre minimum de conseillers devant être présents pour que le conseil puisse valablement délibérer.
Une divergence sur la manière d’administrer la commune
Les raisons évoquées par Sylvain Kuriata ne semblent pas relever d’un conflit de personnes, mais plutôt d’une divergence sur la manière d’administrer la commune. “Il ne respecte pas les fonctionnements démocratiques de la commune. Des délégations ont été remises en cause, il n’est pas dans une volonté de vouloir travailler en équipe et il remet en cause certains votes”, confie l’adjoint démissionnaire.
Les élus avaient notamment approuvé à l’unanimité le recrutement d’un agent saisonnier pour renforcer les services techniques. “Il a refusé et ça a duré. Il a fini par le faire, mais contraint et forcé”, affirme-t-il. Il indique aussi que les élus ont subi un chantage concernant l’augmentation des indemnités de l’édile : “il voulait s’augmenter à 1 800 euros et il a affirmé que si on n’acceptait pas, il passerait à 2 200 euros, sans vote”.
Contacté par la rédaction du Midi Libre, Dominique Bizy affirme que tout a été fait légalement, précisant que de nouvelles élections devraient se tenir courant octobre. Ne préférant pour l’instant pas répondre aux reproches, il affirme “qu’il n’y aura aucun changement notoire au niveau du fonctionnement de la commune” avant le nouveau scrutin.
