Les maires lozériens refusent de payer les économies de l’État



L’Association des maires de Lozère soutient la mobilisation engagée au niveau national. Elle alerte sur les conséquences des contraintes budgétaires pour les communes rurales et leurs investissements.

L’Association des maires de Lozère (AMF48) monte au créneau. Dans un communiqué, son président, Alain Astruc, apporte son soutien à la mobilisation nationale de l’Association des maires de France (AMF), qui dénonce le poids croissant des efforts budgétaires demandés aux collectivités locales.

Selon l’AMF, les collectivités ont supporté plus de 7,7 milliards d’euros de prélèvements en 2025, puis 5,3 milliards d’euros en 2026, alors qu’elles ne représentent qu’une part limitée de la dette publique.

Des investissements locaux menacés

Pour l’AMF48, ces décisions touchent particulièrement la Lozère, où les communes disposent souvent de faibles marges financières. Elles pourraient affecter les investissements consacrés aux écoles, à la voirie, à l’eau et à l’assainissement, aux équipements sportifs et culturels ou encore à la transition énergétique.

“Les maires de Lozère assument leurs responsabilités avec rigueur et sens de l’intérêt général. Ils ne peuvent toutefois pas continuer à faire toujours plus avec toujours moins”, affirme Alain Astruc. L’association demande notamment la stabilisation des dotations de l’État, la compensation intégrale des charges transférées, la préservation du Fonds de compensation pour la TVA (FCTVA) ainsi qu’une réduction des normes imposées aux collectivités.

L’AMF48 rappelle enfin que les communes et intercommunalités réalisent plus de 70 % de l’investissement public civil en France et estime que toute baisse de leurs moyens se répercute directement sur les services rendus à la population et sur l’économie locale.



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